Les Marseillais sont CHAMPIONS et c'est largement mérité, c'est incontestable:
Meilleur buteur (Mamadou Niang), meilleur passeur (Lucho Gonzalez), meilleur différence de buts (+33), équipe avec le plus grand nombre de victoires en championnat (23), avec aussi le moins de défaites (6) et vainqueurs de la Coupe de la Ligue...Tout est dis!!
Liste des 23 Bleus (Coupe du Monde Fifa 2010):
GARDIENS : Cédric Carrasso (Bordeaux), Hugo Lloris (Lyon), Steve Mandanda (Marseille).
DEFENSEURS : Eric Abidal (Barcelone), Gaël Clichy (Arsenal), Marc Planus (Bordeaux), Anthony Réveillère (Lyon), Patrice Evra (Manchester United), William Gallas (Arsenal), Bacary Sagna (Arsenal), Sébastien Squillaci (FC Séville).
ATTAQUANTS : Nicolas Anelka (Chelsea), André-Pierre Gignac (Toulouse), Thierry Henry (FC Barcelone), Djibril Cissé (Panathinaïkos), Mathieu Valbuena (Marseille).
LES RECALES : Lassana Diarra (Real de Madrid), Hatem Ben Arfa (Marseille), Jimmy Briand (Rennes), Rod Fanni (Rennes), Mickaël Landreau (Lille), Yann M'Vila (Rennes), Adil Rami (Lille).
Gilles Simon a remporté sa première victoire de l'année sur le circuit principal en battant le Kazakh Evgeny Korolev à Eastbourne (6-3, 6-7, 6-4). Absent sur blessure depuis la fin mars, le Niçois, ancien 6e joueur mondial redescendu au 32e rang, a réussi son retour.
ATP EASTBOURNE - 1er tour
Gilles Simon (FRA/N.3) bat Evgeny Korolev (KAZ) 6-3, 6-7 (6/8), 6-4
Gilles Simon apporte un peu de baume au coeur du tennis français. Le Français vient de gagner son premier match de l'année ! C'est une bonne nouvelle à une semaine de Wimbledon qui sera, si tout va bien, le premier tournoi du Grand Chelem de l'année pour Simon qui avait dû renoncer à l'Open d'Australie et à Roland-Garros à cause d'une inflammation chronique au genou droit qui le handicape depuis un an. Il rencontrera le Russe Andrey Kuznetsov ou le Japonais Kei Nishikori au deuxième tour.
Il s'est procuré une première balle de match dans le tie-break de la deuxième manche et ne s'est pas découragé non plus lorsqu'il a été mené trois jeux à un dans le set décisif face au 77e mondial. Avant d'arriver à Eastbourne, il a seulement pu disputer quatre tournois cette année - Marseille, Dubaï, Indian Wells, Miami - pour autant de défaites d'entrée. Fin mars il avait complètement coupé pour permettre à la blessure de cicatriser et a repris la raquette il y a à peine trois semaines.
Comme en 2006, la France a débuté sa Coupe du monde par un match nul et vierge. Au Cap, les Bleus n'ont pu battre l'Uruguay (0-0) vendredi. En progrès dans le jeu et globalement dominateurs, surtout en fin de match, les joueurs de Domenech ont malheureusement manqué d'efficacité. Une fois encore.
FRANCE - URUGUAY: 0-0
Comme en 2006, la France est entrée dans le Mondial avec un 0-0. Mais, cette fois, ses débuts paraissent plus rassurants. D'abord parce que, quatre ans plus tard, l'autre match du groupe entre l'Afrique du Sud et le Mexique a également accouché d'un résultat nul (1-1). Avec quatre équipes à égalité, les Bleus n'ont aucune raison de paniquer dans ce groupe A. Mais surtout, si la victoire n'est pas au bout, ils ont montré du progrès, notamment dans le dernier quart d'heure. Comme souvent, ils pourront néanmoins regretter leur manque d'efficacité et une main dans la surface en fin de match qui aurait pu faire basculer la rencontre du bon côté. Pour cela, comme en 2006, Raymond Domenech a réservé une petite surprise en changeant de système. Après les inquiétudes nées de la préparation, exit donc le 4-3-3. Le sélectionneur a rappelé le 4-2-3-1 à la rescousse.
Et le pari de Domenech, qui a préféré sacrifier Malouda plutôt que Govou ou Anelka, a bien failli être payant. Plébiscité, y compris au sein du groupe, Abou Diaby est finalement titulaire dans ce schéma à deux milieux récupérateurs. Trois ans après sa dernière apparition dans le onze. Le milieu d'Arsenal a apporté un vent de fraicheur. Appelé à épauler Toulalan dans les tâches défensives, il a surtout brillé par son apport offensif. Omniprésent dans les trente derniers mètres, le milieu d'Arsenal a repris le rôle autrefois dévolu à Patrick Vieira. Provocateur (26e), frappeur longue distance (10e) voire dernier passeur à l'approche de la surface (31e), il est à l'origine de la plus belle occasion de la France en première période. Un ballon millimétré pour Ribéry que Govou ne parvient pas à convertir devant le but de la Celeste (7e).
Penalty ?
En revanche, Abou Diaby ne peut pas tout faire. Son activité n'a pas masqué les points noirs déjà devinés en préparation. Les Bleus manquent de poids devant. Une nouvelle fois, ils se sont créés des occasions mais n'ont pas su les concrétiser. Sur 18 tirs, ils n'en ont cadré que trois. Repositionné meneur axial, Gourcuff a surtout brillé sur coup franc (18e). Quant à Anelka, maintenu dans le rôle de l'attaquant de pointe, il a poussé sa série à 384 minutes sans frappe cadrée. Ces deux là ont décidément du mal à s'entendre. Alors comment marquer ? L'entrée à gauche de Malouda a eu un impact immédiat (80e). Thierry Henry, à la place d'Anelka, a également su créer le danger. Mais qui sait ce qui serait passé si M. Nishimura avait sifflé un penalty pour une main dans la surface sur une frappe en pivot de l'attaquant du Barça (89e) ?
A contrario, les Tricolores peuvent être mis en danger rapidement. Et ce diable de Diego Forlan a bien failli leur faire payer cher sans une parade de Lloris (16e). L'attaquant de l'Atletico Madrid a eu plusieurs occasions de mettre la défense française à l'épreuve, que ce soit dans le jeu (36e, 73e) ou sur coup franc (64e). Et c'est la bonne nouvelle, celle-ci a tenu le coup. Certes, pas sans frayeurs. Mais, pour le reste, les hommes d'Oscar Tabarez se sont surtout attelés à maitriser Ribéry. Avec réussite. Sanctionné d'un carton jaune (19e), le joueur du Bayern a fini par tomber dans le piège du jeu rugueux des Uruguayens. Comme Evra et Toulalan. Lodeiro, expulsé suite à deux avertissements, n'en est pas sorti indemne. Mais, même à dix, les Bleus n'ont pas su en profiter. Pourtant, au Cap, l'espoir subsiste. Maintenant, il va falloir marquer.
ATTAQUANTS : Nicolas Anelka (Chelsea), André-Pierre Gignac (Toulouse), Thierry Henry (FC Barcelone), Djibril Cissé (Panathinaïkos), Mathieu Valbuena (Marseille).
LES RECALES : Hatem Ben Arfa (Marseille), Jimmy Briand (Rennes), Rod Fanni (Rennes), Mickaël Landreau (Lille), Yann M'Vila (Rennes), Adil Rami (Lille).
Aravane Rezaï a remporté à Madrid le plus beau titre de sa carrière en battant Venus Williams (6-2, 7-5). La Française ponctue une semaine de grand standing qui l'a vue également dominer Justine Henin et Jelena Jankovic. Une joie "indescriptible" pour elle qui entre cette semaine dans le Top 20.
Aravane, est-ce la plus belle semaine de votre carrière ?
A.R. : Evidemment. Je suis vraiment contente et très, très fière de moi. J'ai super bien joué tout au long de la semaine. C'était un gros tournoi, toutes les grandes joueuses étaient là. C'est la plus grande victoire de ma carrière.
A quoi pense-t-on lorsqu'on soulève un tel trophée ?
A.R. : C'est un sentiment indescriptible. C'est comme un film qui revient dans la tête, ça tourne, tourne ! A la balle de match, il fallait vraiment être forte pour se concentrer sur la balle. Et dès que c'était terminé, c'était tellement incroyable. On pense à tout le travail qu'on a fait pendant des années pour vivre cet instant-là. J'ai pensé aux moments difficiles, aux sacrifices que j'ai pu endurer. Cela revenait sans cesse sur la fin de match.
Comment avez-vous vécu cette finale ?
A.R. : J'ai vraiment bien joué tactiquement au premier set, je savais qu'il ne fallait pas attendre. Mais la clé du match a été de ne pas lâcher après mon coup de mou au début du deuxième set. Il ne fallait pas lâcher car je savais qu'elle allait craquer.
D'où vous vient cette combativité ?
A.R. : C'est la marque de la famille ! Mon père est comme ça, moi aussi. C'est mon éducation qui veut ça, je veux toujours gagner.
Avez-vous eu votre père au téléphone ?
A.R. : Oui, j'ai senti qu'il était heureux même s'il ne voulait pas trop me le montrer. Il sait que ce n'est pas fini et qu'il y a Roland-Garros qui arrive dans une semaine.
Roland-Garros justement, vous y serez très attendu...
A.R. : Je sais que ça va être très difficile dès le premier match car je vais être la cible. Ce sera une nouvelle expérience pour moi d'arriver dans ces conditions, avec un titre dans la poche. Il va falloir que je me batte, sans trop penser au futur, et prendre match par match, comme ici.
Avec Henin, Jankovic et Venus, vous avez battu trois anciennes N.1 mondiales cette semaine, quelle victoire vous aura marqué le plus ?
A.R. : Celle contre (l'Allemande Andrea) Petkovic (en huitièmes de finale). Ce n'est peut-être pas la plus grande joueuse sur le papier mais il y a eu beaucoup d'émotions dans ce match. Après l'avoir gagné, je savais que j'allais pouvoir mettre la deuxième vitesse. Je n'avais plus rien à perdre.
Les supporters avaient préparé un tifo à a hauteur de l’événement. L’animation à l’entrée des joueurs concernait les quatre tribunes du stade Vélodrome. En Jean Bouin, chaque spectateur avait un drapeau bleu et blanc à agiter. Pour les trois autres tribunes il s’agissait d’un superbe tifo en « set de table » à déployer au moment de « Jump » avec « OM » pour le virage Depé, « champion » en Ganay et « 11 » entouré de lauriers pour le virage Sud.